Le travail de la vigne et du vin

LE TRAVAIL DE LA VIGNE

CULTURE

Nous travaillons selon une agriculture attentionnée dans le but de limiter le plus possible notre impact sur l’environnement.

Le cycle de travail de la vigne a lieu tout au long de l’année et commence dès la chute des feuilles après. C’est la taille qui a lieu pendant la période de dormance de la vigne jusqu’en février-mars. Nous pratiquons une taille en gobelet, qui réparti harmonieusement la charge en raisin sur le cep.

La sortie de l’hiver marque le début du travail du sol. A Epiré, nous pratiquons l’enherbement d’un rang sur deux.

Cette alternance d’un rang cultivé avec un rang enherbé permet :

  • De limiter l’érosion et de maintenir un écosystème autour de la plante.
  • d’absorber les eaux de pluies et de permettre l’intervention d’un tracteur si besoin.

En été après la floraison, les premiers grains apparaissent rapidement, c’est la nouaison, puis arrive le temps de l’effeuillage début juillet afin de faire profiter du soleil au plus de grappes possibles. On confectionne au fruit un univers dégagé et aéré  qui limite les foyers de pourriture à la fin de la saison.

VENDANGES

VENDANGES MANUELLES PAR TRIES SUCCESSIVES

Les vendanges sont le fruit d’une année de travail. C’est le printemps qui décide de la date des vendanges. Elles démarrent entre 90 et 100 jours après la floraison. Nous ramassons les raisins uniquement à la main, ce qui permet au vendangeur de sélectionner les grappes en fonction de leur aspect visuel. Nous passons au minimum trois fois dans chaque parcelle afin de ramasser les raisins avec la meilleure maturité.

Quand le climat le permet, en fin de vendange, nous ramassons un raisin botrytisé. On parle alors de pourriture noble. Ce raisin, permettra de produire le Savennières d’autrefois, un vin blanc moelleux que Louis XI comparait à une « goutte d’or ».

LE TRAVAIL AU CHAI

Pour vinifier et élever nos vins, nous utilisons deux types de contenant :

  • Les barriques uniquement pour les grandes cuvées qui vont permettre de magnifier l’élevage sur lies. Nous utilisons soit des fûts de chêne ou d’acacia en fonction des caractéristiques que nous souhaitons avoir.
  • La cuve en inox de petit volume dont la température est plus facile à maîtriser afin de bien contrôler les fermentations.

Christophe Onillon, maître de chai du Château d’Epiré depuis 1990, est intarissable sur ses vins. Il est d’autant plus accessible que l’espace dégustation se trouve au cœur de la cave. C’est le confectionneur des vins, de l’arrivé du raisin au chai, en passant par la fermentation, puis de l’élevage jusqu’à la mise en bouteille du mois de juin.

Le soutirage : cette délicate opération permet de clarifier le vin en le séparant des lies, ces dépôts formés par décantation. Nous visons en effet une épuration rapide afin d’obtenir un jus clair, à l’abri de ces lies qui sont trop concentrés en matières grossières. Cette opération va se renouveler régulièrement ; chaque millésime connaîtra ainsi, durant son élevage, cinq à sept soutirages.

Après l’élevage et la clarification des vins, il ne reste plus qu’à mettre le vin en bouteille. Nous attendons le mois de juin, période propice  correspondant au cycle naturel du vin juste avant les chaleurs de l’été. Nous attendons ensuite le mois de septembre, soit un an après la vendange, pour commercialiser le millésime. Cela permet d’avoir un vin reposé après la mise en bouteille et près à boire ou à garder en cave en fonction des goûts. Mais ça c’est à vous de voir !